Catégorie : Oeuvres

Maija Lavonen (Finlande)

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La Couronne de la forêt (2010) Maija Lavonen (Finlande)

La Couronne de la forêt (2010)

Lin, fibre optique

Dans La Couronne de la forêt, Maija Lavonen allie un matériau naturel très ancien, le lin et un matériau moderne, la fibre optique pour exécuter une œuvre d’où se dégage une incontestable poésie.  Les deux panneaux espacés de quelques centimètres invitent les spectateurs à vivre une expérience unique, c’est-à-dire de pénétrer dans l’œuvre, de s’en imprégner, de ressentir la force de la croissance de la nature et de la lumière qui s’en dégage. De plus, ce passage débouche sur l’autel de sainte Anne,  symbole de la transmission des connaissances entre les femmes, établissant un lien entre l’histoire religieuse et le monde contemporain.


La Couronne de la forêt (2010)  Maija Lavonen (Finlande)
La Couronne de la forêt (2010) Maija Lavonen (Finlande)

Maija Lavonen est née et vit en Finlande. Elle a fait ses études à l’Institut des arts Appliqués et à l’École d’art libre d’Helsinki. Artiste de grande notoriété, elle a déjà exposé dans plusieurs pays (Finlande, France, Australie, Italie, Autriche, Canada, Japon, Etats-Unis). De 1985 à 1994, Lavonen a enseigné à l’École supérieure des Arts et du Design d’Helsinki. En 2009, toujours à Helsinki, une exposition rétrospective lui a été consacrée. Ses œuvres sont souvent réalisées en fibre optique, tissée, avec du lin. Elles sont vouées à l’architecture contemporaine, dont les matériaux privilégient spécifiquement  le verre et le métal.

Luce Pelletier (Québec)

La profondeur du vide   (2010-2011)   Luce Pelletier (Québec)
La profondeur du vide (2010-2011) Luce Pelletier (Québec)

La profondeur du vide   (2010-2011)

Photographie, vidéo, lin, bois, matériaux divers

Cette installation interroge la vulnérabilité, la fragilité et la fatalité de la vie. Symboles du toucher, les mains semblent ici éthérées, désincarnées, vides. En l’absence du corps, seuls apparaissent des plis, des galbes, des jointures, de fragiles lignes de vie, l’entre deux entre la vie et la mort, c’est-à-dire l’intimité, la destinée. Les animaux  bien en chair eux, mais dans un état léthargique, semblent être abandonnés par les mains. L’analogie entre le vide et le plein se fait rapidement entre les mains vides et ces animaux bien en chair. D’autre part, les mains amoncelées au sol et formant une sculpture, se nouent et se dénouent en une sorte d’étreinte infinie. Pelletier établit, a priori, un dialogue entre le corps et l’esprit, entre la vie et la mort, entre la métamorphose et la renaissance.


La profondeur du vide   (2010-2011)   Luce Pelletier (Québec)
La profondeur du vide (2010-2011) Luce Pelletier (Québec)

Luce Pelletier vit et travaille à Beauport. Elle détient  une maîtrise en histoire de l’art/création de l’Université de Montréal. Elle est chargée de cours en art textile à l’École des Métiers d’art de Québec. Elle a présenté plus d’une vingtaine d’expositions solos et plus d’une quinzaine d’expositions de groupe. Elle réalise des œuvres in situ ainsi que des installations et des œuvres d’intégration à l’architecture. Ses recherches portent sur l’environnement et sur les rapports de l’homme à la nature. Elle utilise fréquemment des matières végétales dans ses œuvres, et ces dernières font aussi l’objet de photographies. Le thème de la  main demeure un élément récurrent dans son travail.


Entrevue : Luce Pelletier nous parle de son oeuvre  » La profondeur du vide  » présentée au vieux presbytère de Deschambault dans le cadre de l’exposition TOUCHER en arts Visuels de La Biennale internationale du lin de Portneuf 2011.

Luce Pelletier – BILP 2011 from Biennale du lin on Vimeo.