Auteur/autrice : biennaledulin

Daniel Jules Roger (France)

Déambulation

Sculpture  ̶  Papier pierre, osier, lin

Les casemates dont le créateur s’inspire sont des « bunkers » qui pouvaient aussi bien servir d’abri temporaire pour les troupes que d’éléments fortifiés, lors des dernières guerres mondiales. Posés dans le paysage du nord de la France, ces témoins silencieux de l’histoire marquent le territoire pour y devenir des repères visuels. Pour parler de sa propre itinérance, Daniel Jules Roger se décrit comme un artiste promeneur. Il propose ici une errance sensorielle, un cheminement poussant le regardeur à faire sien le précepte du philosophe Alain qui écrit « (…) voyager, c’est faire un mètre ou deux, s’arrêter et regarder de nouveau un nouvel aspect des choses ».

Daniel Jules Roger a fait des études en sciences et en mécanique. Créateur autodidacte, il s’attache d’abord à la peinture pour ensuite s’intéresser au papier qu’il aborde à l’aide de techniques apparentées à la vannerie. Son travail a été exposé dans plusieurs lieux singuliers en France – chapelles, abbayes, cloîtres et autres jardins – et en galeries à Lyon, Grenoble, Paris et Bruxelles.

Carole Frève (Québec)

Ce qui attire, ce qui retient (2023)

Sculpture  ­ ̶  Verre et lin

Le choix de l’itinérance ou du nomadisme comme mode de vie soulève des enjeux importants, tant au plan personnel que social. Pour Carole Frève, les personnes qui font ce choix sont obligatoirement confrontées à deux types d’impulsions : celles qui attirent vers l’ailleurs et celles qui rattachent au connu. Le chariot inspiré des roulottes de gitans qu’elle propose semble retenu par des poids. On pourra y voir le rêve d’une nouvelle vie qui comporte de se défaire de certains liens. L’artiste y voit aussi une métaphore de la psychose, de la fuite dans un monde imaginaire qu’elle décrit ainsi : « Plus le chariot avance, plus les liens se brisent, plus il approche du précipice, pour s’envoler… ou s’écraser ».

Carole Frève, vit et travaille à Montréal. Elle est détentrice d’un baccalauréat en design industriel de l’Université de Montréal et d’un diplôme du Centre des métiers du verre de Montréal. Son travail a été présenté en divers lieux au Canada, aux États-Unis, en Irlande et en Écosse. Elle a été boursière du Conseil des Arts du Canada et du Conseil des arts et des lettres du Québec. Ses œuvres font partie de collections publiques et privées en Amérique, en Europe et en Australie.