Auteur/autrice : biennaledulin

Martinha Maia (Portugal)

Between the surface (2021)

Encre sur papier et fibre de lin

L’actuelle période de confinement a permis d’entrevoir ce qui arrive lorsque le rythme frénétique des villes diminue : la nature reprend du terrain, des animaux et des oiseaux réapparaissent dans l’espace urbain, des plantes se mettent à pousser librement dans la moindre parcelle de sol libre de béton. Devant ces constats, Martinha Maia tente d’illustrer la dynamique qui lie entre eux les différents éléments de l’écosystème. Elle le fait en montrant une structure textile organique en mouvement, un tissu qui présente les qualités nécessaires à guérir les plaies causées par les erreurs écologiques et à rêver d’un avenir meilleur pour la planète.

Diplômée de l’École supérieure d’art et de design de Caldas Da Rainha, Martinha Maia réside et travaille à Porto, au Portugal. Depuis 2000, elle utilise la performance, la vidéo, l’installation et le dessin pour développer des œuvres complexes qui explorent la relation entre les espaces vides et les espaces saturés.

 

Stéphanie Jacques (Belgique)

Le Cœur des mains (expérience 1) (2021)

Lin et osier

L’artiste explore la matière linière et crée des objets ludiques qui permettent d’en découvrir les qualités plastiques, entre autres la couleur, la souplesse et la brillance. Les éléments rigides qui maintiennent les faisceaux de fil ou de filasse ensemble sont réalisés en éclisse d’osier, selon une technique japonaise appelée « tegoro », littéralement « le cœur des mains ». À l’aide des objets sculpturaux qu’elle a créés, Stéphanie Jacques fait bouger la fibre entre ses mains, elle la fait danser et se retourner dans tous les sens. Ce faisant, elle établit une relation intime, voire sensuelle, avec cette matière utilisée depuis des millénaires.

Stéphanie Jacques est titulaire d’une licence en histoire de l’art de l’Université Libre de Bruxelles; elle a aussi acquis une formation spécialisée dans le domaine de la vannerie. Elle utilise des matières souples – osier, fils, matières recyclées – pour créer des sculptures pouvant être mises en mouvement. Les images réalisées à partir de la manipulation de ces objets font d’ailleurs souvent partie intégrante de l’œuvre. Son travail a été présenté dans plusieurs pays européens ainsi qu’aux États-Unis.