Auteur/autrice : biennaledulin

Ann Marie Hadcock (South Bruce Peninsula, Ontario)

Spires (2019)

Structures de métal, fibre de lin

 

L’installation sculpturale conçue par Ann Marie Hadcock est en lien direct avec les détours empruntés par les occupants du site où elle prend place. Implantées à proximité des ruines d’édifices jadis inondés par les débordements successifs du fleuve, les structures pyramidales composées de métal et de lin évoquent les volumes d’un clocher d’église alors que les couleurs du textile rappellent celles des vitraux. Les vestiges du noyau villageois du XVIIe siècle sont aujourd’hui reliés aux édifices érigés au XVIIIe siècle, plus au nord, par le sentier de la Fabrique, un site qui fait l’objet d’un programme de mise en valeur du patrimoine historique et naturel.

 

Ann Marie Hadcock détient une maîtrise en beaux-arts de l’Université de Windsor. Son travail, souvent lié à la fibre et intégré au paysage naturel ou urbain, a été présenté en de multiples endroits en Ontario. L’artiste remercie le Conseil des arts de l’Ontario pour son soutien.

 

La Biennale internationale du lin de Portneuf remercie les soixante élèves, la directrice, Marie-Pier Plamondon, et le personnel de l’École primaire Saint-Charles- de-Grondines ainsi que les membres du Comité d’embellissement de Deschambault- Grondines pour leur engagement. Ils remercient particulièrement Nadine Beaudet, cinéaste et designer paysagiste, pour son soutien à toutes les étapes du projet ainsi que pour l’encadrement de la production des plants de lin ornemental dans la serre Éducopousse de l’école primaire.


Daniel Henry (Tournai, Belgique)

Les dormeurs (2019)

Lin textile

Daniel Henry propose aux visiteurs du moulin une balade dans un espace calme et propice à une réflexion sereine. Les éléments du cimetière qu’il a créé symbolisent autant de souvenirs et de facettes de sa personnalité qu’il a choisi d’enterrer pour s’en libérer et se rendre disponible à de nouveaux évènements, à de nouvelles émotions. Il invite le promeneur à se laisser aller à la dérive dans un enchevêtrement de textiles, de mots, de couleurs et de textures et à accepter le désordre apparent pour laisser resurgir les images emmagasinées dans sa mémoire. Il pourra éventuellement y faire un tri et faire place à une nouvelle vie.

 

Daniel Henry est diplômé en Création Textile de l’ENSAV (la Cambre, Bruxelles). Spécialiste en sérigraphie, teinture, ennoblissement textile, mailles et broderie, il développe des tissus pour de nombreux créateurs de mode réputés. Après vingt ans de carrière dans le domaine du design textile, l’artiste s’écarte de cette voie afin d’explorer le champ des arts visuels.