Catégorie : Oeuvres

KAARINA KELLOMÄKI (Finlande)

Kaarina Kellomäki, Finlande.In Gratitude to the Flax Field (2004-2005) ©I. Labrie
Kaarina Kellomäki | Photo: Idra Labrie

In Gratitude to the Flax Field (2004-2005)

Plants de lin, rubans, fil.

Une petite portion de terrain, labourée et ensemencée de lin sur le cap Lauzon, procure la matière première et devient le lieu d’intervention de l’artiste finlandaise Kaarina Kellomäki. Lorsque les plants de lin auront atteint leur pleine hauteur, Kellomäki, dans le cadre d’un happening festif, passera une semaine à les nouer, à les tresser et à les assembler, assistée pour ce faire par la communauté portneuvoise. Ce travail direct des plants de lin rappelle les techniques de vannerie auxquelles on attribue souvent la genèse des techniques de tissage.

Dans ses travaux récents, Kaarina Kellomäki privilégie des interventions au sol influencées par l’espace et l’environnement dans lequel elles prennent place. Ses œuvres n’existent généralement que pour la durée de l’exposition pour laquelle elles sont créées. Parallèlement à une carrière d’enseignante et de designer dans le domaine du textile, elle a développé un travail artistique présenté aussi bien dans les musées et galeries finlandais qu’européens et américains.

MARIE-CHRISTINE GOUSSÉ (France)

Marie Goussé, France. La carrée de lin (2004-2005) © I. LabrieLe carrée de lin (2004-2005)

Perches de bouleau, toile de lin, terre ensemencée de lin.

À l’entrée du Vieux Presbytère, une structure couverte de toile de lin forme les plans d’une habitation. Lieu incubateur conçu par Goussé, Une carrée de lin (carrée : cadre en bois du lit) présente un jeu de correspondances liées au matériau : végétal – tissu, dedans – dehors, émergence – finalité. L’œuvre évoque aussi le fait que tous les linges de la maison, de la literie aux linges de vaisselle, étaient, jusqu’à la première moitié du vingtième siècle, confectionnés en lin (le mot linge découle du mot lin).

Une des matières privilégiées par Goussé depuis 1990 est le textile « laissé libre ». Il évoque le souvenir de sa grand-mère cousant des parachutes blancs de la guerre de 39-45 destinés à être recyclés, notamment, dans la fabrication de voiles. Elle compte à son actif de nombreuses interventions in-situ en France et une participation à la Troisième Biennale de Gumri en Arménie en 2002. À l’automne 2004, elle effectuait une résidence à Nouméa, en Nouvelle-Calédonie, pour la création d’un jardin et d’une exposition solo.