Auteur/autrice : biennaledulin

Molly Bertheaud (Montréal)

The maker of some ancient thing:  A frog winds round a pond 

Drops an egg and moves on

Tricot, broderie, peinture et feutrage – Fibres diverses 

 et

A rabbit and a frog have died for me to tell my time 

And now I can choose to cull something before it becomes mine 

Broderie et peinture – Fibres diverses et cheveux sur tissu 

La réflexion de Molly Bertheaud est liée à la naissance, à l’aube de la vie, ainsi qu’au textile qui témoigne des plus anciennes techniques développées par les humains. Elle amalgame des méthodes traditionnelles et une technique plus contemporaine, le tricot à la machine, pour illustrer certains aspects de la condition féminine. Les différents éléments iconographiques qu’elle met en scène sont en effet liés à la maternité et à la planification des naissances : le lin, un tissu utilisé pour langer les enfants depuis des millénaires, le silphium, une plante aux propriétés abortives et contraceptives utilisées à l’époque romaine, les grenouilles et les lapins utilisés dans la réalisation de tests de grossesse depuis la fin du XIXe siècle jusque dans les années 1950.  

 Molly Bertheaud est titulaire d’un baccalauréat en beaux-arts de l’Université Emily Carr (C.-B.) et elle poursuit une maîtrise en beaux-arts à l’Université Concordia (Montréal). Elle a participé à des expositions et des résidences d’artiste au Canada et l’international. Son travail a été présenté à Radar 2024 (France) avec la Galerie Hugues Charbonneau, à artch 2023 (Montréal) et au Icelandic Textile Center (Islande) en 2021.  

Hélène EtsonMari (Québec)

C’est ça de la fleur de peau ?

Installation – Porcelaine, acier, Ultracal et tilleul 

La fleur de lin est éphémère; elle naît au petit matin pour disparaître quelques heures plus tard. Alors que la lune et les étoiles disparaissent pour faire place à la lumière du jour, les champs semés de lin se couvrent lentement de fleurs. Celui qui prendra le temps d’observer le paysage pourra y voir le prolongement de l’aube, de l’heure bleue. Hélène et son mari utilisent des milliers de dés à coudre en porcelaine teintée de bleu qui, une fois posés sur de fines tiges de métal, composent un paysage champêtre semblable à ceux qui subsistent au nord de la France, en Belgique et dans quelques pays d’Europe de l’Est où l’on produit encore du lin textile. 

La céramiste Hélène Chouinard et le sculpteur Jean-Robert Drouillard forment un couple depuis 1992. Elle est diplômée en céramique de la Maison des métiers d’art de Québec où elle est actuellement responsable du département de céramique. Après des études en création littéraire à l’Université Laval, il obtient un diplôme en sculpture de la Maison des métiers d’art de Québec. Son travail a été vu dans plusieurs événements artistiques majeurs et ses œuvres font partie de collections importantes à Québec et à Montréal.