Auteur/autrice : biennaledulin

Idra Labrie (Québec)

Lin, Racinaires 1 et 2
Photographie – Photographie sur alupanel

La vie bat son plein, tant à l’intérieur du sol qu’à sa surface. Pour Idra Labrie, l’accès à ce qui se passe sous terre, dans l’obscurité, est tout aussi fascinant que l’apparition du de la jeune pousse à la lumière du jour. Aussi, il a réalisé une expérience lui permettant d’observer et, jusqu’à un certain point, de contrôler le développement racinaire de plants de lin. Les photographies qu’il a réalisées montrent les « mandalas végétaux » qui se sont formés au cours de la croissance des plants. Ce faisant, il procède à la mise au jour d’une réalité que l’on ne peut habituellement pas discerner.

Idra Labrie est diplômé en Arts et photographie du Cégep de Matane et il poursuit des études de Maîtrise en arts visuels et médiatiques à l’Université Laval (Québec). Ses œuvres ont été exposées à Vu Photo et à l’École d’art de l’Université Laval. Il évolue depuis plusieurs années en tant que créateur d’images, communicateur, formateur et médiateur. Sa pratique professionnelle s’est au fil des ans axée principalement sur des mandats dans le milieu culturel et muséal.

Romane Dumas-Kemp (Trois-Rivières)

Chicots et autres débris ligneux[1]

Installation – Cyanotypes photographiques, dessins, tissus et papiers de lin, bois.

L’ambiance qui se dégage de l’installation monochrome que propose Romane Dumas-Kemp évoque l’heure bleue, ce moment qu’on associe généralement à l’aube, à la période de transition entre la nuit et le jour. En regroupant divers éléments liés à la forêt au sein d’un espace évocateur et poétique, l’artiste souhaite non seulement faire ressentir aux spectateurs une émotion proche de celle qu’elle ressent lors de ses balades en nature, mais aussi leur faire découvrir l’importance des débris ligneux dans la régénérescence des forêts et la préservation de la biodiversité.

Romane Dumas-Kemp est une artiste multidisciplinaire qui vit et à travaille à Trois-Rivières. Titulaire d’un baccalauréat en Arts visuels, elle est également formée en pédagogie des arts. Elle poursuit actuellement des études de 2e cycle en recherche et création. Elle s’intéresse principalement à créer des installations où structures et photographies se rencontrent jusqu’à ce que l’image devienne objet, et l’objet image. Très impliquée dans le milieu artistique trifluvien, elle mène plusieurs projets liés à la médiation culturelle et à l’enseignement des arts aux jeunes et aux adultes.

[1] « Au Québec, les arbres morts, qu’ils soient debout (chicots) ou au sol (débris ligneux) sont utilisés par quelque 63 espèces d’oiseaux, 17 espèces de mammifères, 8 espèces d’amphibiens et 6 espèces de reptiles. » Bien qu’un chicot soit le résultat de la mortalité d’un arbre, on peut dire qu’un arbre mort, d’un point de vue faunique, est bien plus vivant qu’un arbre en vie. (Source : Lang Y, Perreault G, et C. Dion. 2015. Conservation des chicots et des arbres sénescents pour la faune – Les chicots, plus de vie qu’il n’y paraît. Regroupement QuébecOiseaux, Montréal, page 2.)