Catégorie : Oeuvres

Bob Verschueren (Bruxelles, Belgique)

Bob Verschueren | Photo: Idra LabrieInstallation V/07, 2007

Lin

La nature est, pour Bob Verschueren, une source inépuisable d’inspiration. L’usage de végétaux dans ses installations lui permet de proposer un regard à la fois lucide et admiratif sur les constituantes de la vie et de mettre en avant les liens indéfectibles qu’elle entretient avec la mort. L’essence même de chacune de ses recherches est inscrite dans le matériau choisi. Ainsi, Bob Verschueren a tenté de découvrir un lien secret entre les éléments architecturaux d’un lieu patrimonial, le Vieux Presbytère, et le lin comme matériau brut. La matière linière a été au cœur d’une rencontre entre le créateur, le lieu investi et une douzaine de citoyens de la région qui l’ont accompagné dans la lente et patiente tâche qu’il a mise en œuvre : redécouvrir la nature, ses lois et ses mystères, un défi à la dimension de l’humain d’aujourd’hui.

Artiste plasticien autodidacte, Bob Verschueren s’adonne à la peinture dès 1963. C’est en 1978 qu’il entreprend ses Wind painting (pigments répandus au vent, dans la nature) et ses Light painting (travail avec la lumière, dans la nature). De ce tournant décisif viendra son intérêt sans cesse renouvelé pour la nature et le végétal. Depuis, il a réalisé plus de 200 installations à Bruxelles, Liège, Anvers, Paris, Amsterdam, Montréal, Oronsko, Kyoto et en plusieurs autres lieux. Bob Verschueren sillonne toujours le monde pour y laisser le souvenir intemporel de ses œuvres éphémères.

 

Catherine Sylvain (Montréal, Québec)

Catherine Sylvain | Photo: Idra LabrieFleur bleue mur à mur, 2007

Linoléum et bois

L’art de Catherine Sylvain renvoie à la sphère de l’intime, à l’affectivité. Elle crée des objets dépourvus de contenu anecdotique dont la fonction première est de favoriser les échanges entre les individus. Elle utilise la sculpture comme outil servant à mettre en contexte le corps humain afin d’engendrer un questionnement sur notre manière de nous approprier l’espace et d’y inscrire notre identité. Pour cette biennale, l’artiste a réalisé une sculpture extérieure proposant au visiteur de prendre place dans un champ de lin en fleurs, un phénomène qu’il serait agréable de voir apparaître dans le paysage de la région, disait-elle. Réalisée en linoléum, une matière fabriquée à partir d’huile de lin, de résine de pin et de farine de bois, l’œuvre révélait un visage contemporain du lin et soulignait un autre aspect de sa pérennité.

Catherine Sylvain a complété une maîtrise en beaux-arts à l’Université Concordia. Elle a à son actif plusieurs expositions individuelles qui se sont tenues à Montréal, à Québec et en région dont Petites détresses humaines présentée chez CIRCA et Réalités subjectives chez Vu en 2004. Elle a également participé à plusieurs expositions collectives et événements tels : le Symposium international d’art contemporain de Baie-Saint-Paul en 2002; L’art qui fait Boum en 2003 et Le Festival de Théâtre de rue de Shawinigan en 2004. Son travail a aussi été présenté au Centre Expression de Saint-Hyacinthe à l’été 2005 et à la Galerie Horace de Sherbrooke.