Catégorie : Oeuvres

Lalie Douglas (Montréal, Québec)

Lalie Douglas | Photo: Idra Labrie
Lalie Douglas | Photo: Idra Labrie

Paysage (détail), 2007
Tissus de lin, fibre de lin brut, broderie à la main et à la machine, épingles, métal, livret
Lalie Douglas explore habituellement les liens entre le corps, le vêtement et l’identité. Au cours des dernières années, elle a investi, entre autres thématiques, la reproduction biologique et la maternité à travers robes, accessoires et objets domestiques. Elle proposait, pour la Biennale du lin, une géographie poétique de Deschambault, une histoire non officielle des liens qui unissent les humains au territoire. Elle a documenté la performance réalisée lors de l’installation de petites sculptures textiles de façon à transposer, dans un livret d’artiste, les étapes inhérentes à l’appropriation du territoire par les premiers arrivants européens : déboisement, construction des routes et des habitations.

Lalie Douglas poursuit des études de maîtrise au Département des beaux-arts de l’Université Concordia. Boursière du Conseil des arts et des lettres du Québec et du Conseil des arts du Canada, son travail a été présenté en expositions solos et collectives au Canada, aux États-Unis et en France. Ses projets antérieurs incluent des résidences d’artistes au Centre Est-Nord-Est et au Centre Sagamie. Parmi ses expositions récentes : Distance – Mémoire – Désir présentée à la Maison de la Culture Notre-Dame-de-Grâce en 2007.

Thérèse Chabot (Saint-Jean-Baptiste de Rouville, Québec)

Thérèse Chabot | Photo: Idra LabrieLe peseur d’âmes et le dur désir de durer, 2007
Statuaire, fleurs, porcelaine, impression photographique sur lin

La production de Thérèse Chabot est axée sur l’installation et la performance. Elle a une prédilection pour l’utilisation de fleurs séchées avec lesquelles elle crée des motifs qui rappellent ceux de la broderie, de la mosaïque, de la tapisserie ou ceux des jardins de la Renaissance française et italienne. L’œuvre in situ installée dans un lieu de culte prenait la forme d’un jardin mythique où étaient mis en relation l’ange, une figure associée à la religion, et le sculpteur Louis Jobin, un personnage important du patrimoine artistique de la région. L’artiste proposait, près de son œuvre, cette phrase d’un auteur inconnu : « Il aura fallu des siècles de foi pour construire des églises, deux siècles d’incroyance pour en faire des oeuvres d’art et un an d’autoroutes pour éviter de les regarder.»

Thérèse Chabot enseigne au Département des beaux-arts de l’Université Concordia depuis 1983. Son travail a été exposé au Canada, en Europe, au Mexique et aux États-Unis. Avec le collectif Contemplations on the Spiritual, elle a produit, entre 2001 et 2005, des œuvres in situ dans des lieux sacrés à Glasgow, à Rome, à Cologne et à New York. Elle a reçu des bourses du Conseil des arts et des lettres du Québec, du Conseil des Arts du Canada et de l’Université Concordia. Elle a été reçue membre de l’Académie royale des arts du Canada en 2003.