Catégorie : Oeuvres

Alain Taral (France)

Alain Taral| Photo: Idra Labrie
Alain Taral | Photo: Idra Labrie

Le lin, la peine des hommes, 2009.

Reliure végétale sur l’ouvrage de Pierre Hamp, 1924.

Le relieur Alain Taral a déniché l’ouvrage édité en 1924 dans une collection au titre évocateur : « La peine des hommes ». Inspiré par l’histoire dépeinte par l’auteur du début du XXe siècle, l’artisan a créé une reliure de bois marqueté dont les motifs évoquent la culture et la transformation du lin, mais aussi le quotidien des travailleurs, les malheurs et les richesses engendrés par cette matière noble, précieuse et convoitée.

Alain Taral applique son expérience en ébénisterie et en marqueterie au livre depuis 1989. Pour compléter sa formation, il étudie la reliure à l’école des Beaux-arts de Toulon. Ses œuvres, toujours réalisées en bois, ont été exposée dans plusieurs pays européens, en Amérique du nord, en Australie et au Japon. Il a reçu de nombreux prix et distinctions dans plusieurs de ces pays. Les jeux subtils de ses marqueteries d’essences rares ont pour résultats des pièces originales et sensuelles.


Vegetable binding on Pierre Hamp’s book from 1924.

Bookbinder Alain Taral unearthed the 1924 work from a series with the evocative title “La peine des hommes” [the toil of men]. Inspired by the history depicted by the early 20th century author, the artisan created a wood marquetry binding with motifs that evoke flax cultivation and linen processing, as well as the daily life of the workers, and the misfortunes and wealth engendered by the noble, precious and sought-after material.

Alain Taral has been applying his cabinetmaking and marquetry experience to books since 1989. To complete his training, he studied binding at the École des Beaux-Arts de Toulon. His works, always in wood, have been exhibited in a number of countries in Europe, where he has also received numerous awards and distinctions. The subtle play of rare woods makes his marquetries original and sensual pieces.

Stephen Schofield (Québec)

Stephen Schofield  | Photo: Idra Labrie
Stephen Schofield | Photo: Idra Labrie

La Chute (2009)

Lin et coton, sucre, tuyaux de PVC, fil d’acier.

Linen and cotton, sugar, PVC pipes, steel wire.

Le vêtement, qu’on qualifie parfois de seconde peau, endosse ici littéralement ce rôle. Il constitue la surface des personnages, à même des tissus neufs, sophistiqués, ou récupérés. Ces œuvres héritent à la fois de la représentation classique du corps et de l’art des années 1960. L’expression des émotions ou la beauté plastique du corps ne sont pas recherchées par l’artiste, mais plutôt le développement d’un mouvement (ici, trois attitudes découlant d’une chute), l’inattendu de positions inhabituelles en sculpture, la diversité des textures, les effets colorés.

Here clothing, sometimes referred to as a second skin, literally takes on that role. It forms the surface of the characters, at one with refined new or recycled fabrics. These works draw on both classical representation of the body and the art of the 1960s. It is not emotional expression or the beauty of the human form that are sought by the artist, but rather the unfolding of a movement, the surprise of positions unexpected in sculpture, a diversity of textures, colourful effects.


 

Né à Toronto, Stephen Schofield vit et travaille à Montréal. Ses œuvres ont été présentées régulièrement au Canada depuis 1979, et à l’étranger, tant en Amérique du Nord qu’en Europe, depuis 1985. Liées au corps, à l’exploration de ses frontières et de ses limites, les sculptures et installations de Schofield font appel à toute une gamme de matériaux. Il s’intéresse aux textiles depuis bon nombre d’années, tant pour en habiller ses personnages que pour former la matière première de ses sculptures. Depuis quelques années, il développe une technique où le tissu est imbibé d’eau sucrée puis gonflé d’air, ce qui procure aux formes abstraites ou figuratives un volume net et aérien, aux réminiscences corporelles ou organiques.

Toronto-born Stephen Schofield lives and works in Montréal. His works have been presented regularly in Canada since 1979, and abroad, in North America and Europe, since 1985. Connected with the body, exploring its limits and borders, Schofield’s sculptures and installations make use of a wide range of materials. He has been interested in textiles for a good number of years now, both to clothe his characters and as the raw material for his sculptures. In the last few years, he has developed a technique in which the fabric is soaked in sugar water and blown up with air, which gives abstract or figurative forms a well-defined, but light volume, with corporeal or organic associations.