Catégorie : Oeuvres

Rosie Godbout (Québec)

Rosie Godbout | Photo: Idra Labrie
Rosie Godbout | Photo: Idra Labrie

Poème textile IV ou Périmètre irrégulier de ma mémoire, 2009.

Feutre (laine mérino, lin, soie).

En méditant sur le thème de l’exposition, Rosie Godbout s’est amusée à jongler avec les références picturales, les symboles primitifs et même avec certains outils qui l’ont accompagnée tout au long de sa carrière. En revisitant ainsi les étapes qui l’ont amenée à façonner un vocabulaire visuel qui lui est très personnel, elle a créé une sorte de poème textile qui trace inconsciemment le périmètre irrégulier de sa propre mémoire.

Artiste autodidacte, Rosie Godbout s’emploie, depuis trente ans, à développer, à élargir et à raffiner un langage textile à la fois intime et subtil, qui vise à associer tradition et modernité. Ses œuvres ont été exposées au Canada, aux États-Unis, en France et en Espagne. Elle a remporté le prestigieux Grand Prix des métiers d’art du Québec à deux reprises, en 1986 et en 1992.


 

Felt (merino wool, linen, silk).

Meditating on the theme of the exhibition, Rosie Godbout played with pictorial references, primitive symbols and even certain tools that have accompanied her throughout her career. Revisiting the steps that have led her to fashion a visual vocabulary very much her own, she has created a sort of textile poem that unconsciously traces the irregular contours of her own memory.

A self-taught artist, Rosie Godbout has spent thirty years developing, expanding and refining an intimate and subtle textile language aimed at bringing tradition and modernity together. Her works have been exhibited in Canada, the United States, France and Spain. She has won the prestigious Grand Prix des métiers d’art du Québec twice, in 1986 and 1992.

Monique Giard (Québec)

Monique Giard | Photo: Idra Labrie
Monique Giard | Photo: Idra Labrie

Le fil conducteur, 2009.

Argile, verre, racines, acier, bois, fil de lin.

Pour Monique Giard, le chiffre sept revêt un sens cosmogonique. Sept maisons, comme autant de mondes, comme autant de corps, évoquent des étapes dans le cycle de la vie. L’œuvre, dont certains éléments prennent racine au sol, représente l’entièreté de l’espace temps. L’être humain y trouve vie, entre la mémoire de ses prédécesseurs et l’espoir d’un renouveau.

Monique Giard est céramiste et sculpteure. Elle partage son temps entre son atelier et le Centre de céramique Bonsecours à Montréal où elle enseigne et assume la fonction de directrice. Artiste multidisciplinaire, ses oeuvres font partie de diverses collections publiques et privées et elles ont été exposées au Canada, en France, en Italie et aux États-Unis. Elle a aussi réalisé plusieurs œuvres dans le cadre de la Politique d’intégration des arts à l’architecture du gouvernement du Québec.


Clay, glass, roots, steel, wood, linen threads.

For Monique Giard, the number seven has a cosmogonic meaning. Seven houses, like so many worlds or bodies, evoke the stages in the cycle of the week or the cycle of life. The work, some of whose elements are rooted in the soil, represents the whole of space-time. Humans live in it, between the memory of their predecessors and the hope of renewal.

Monique Giard is a ceramist and sculptor. She divides her time between her studio and the Centre de céramique Bonsecours in Montréal, where she teaches and serves as director. The works of this multidisciplinary artist are in various public and private collections, and have been exhibited in Canada, France, Italy and the United States. She has also executed a number of works commissioned under the Québec government policy on integrating art into architecture.